Résolu Produits Forestiers

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Au Canada, la saison des feux de forêt s’étend d’avril à octobre. À ce jour, 4 millions d’hectares de forêt ont déjà brûlé, ce qui représente environ la superficie de la Suisse. La plupart des feux ont eu lieu en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. En Ontario et au Québec, où sont concentrées les installations de Résolu, l’activité des feux de forêt a été de modérée à faible, soit considérablement sous la moyenne de 10 ans.[1]

Bien qu’ils constituent évidemment une menace à la sécurité et aux biens publics, les feux de forêt jouent un rôle important dans le cycle de vie d’une forêt. Voici les réponses à cinq questions brûlantes sur le sujet.

  1. Comment un feu prend-il naissance?

La foudre est souvent la cause des feux de végétation dans les régions reculées, l’été, alors que la sécheresse persiste. Cependant, Ressources naturelles Canada (RNCan) estime que plus de la moitié des feux saisonniers peuvent être attribués à des causes humaines, par exemple l’étincelle d’un moteur, ou encore à un acte de négligence comme laisser un feu de camp sans surveillance, jeter un mégot de cigarette ou perdre la maîtrise d’un feu de déchets.[2] Dans le cas de la forêt boréale canadienne toutefois, c’est principalement la foudre qui est en cause.

Consultez la carte canadienne du risque de foudre en temps réel.

  1. Pourquoi le feu se répand-il si rapidement?

Outre une source d’ignition, un feu de végétation requiert un combustible sec ainsi que du temps chaud, sec et venteux. Et pour continuer de brûler, le feu a besoin de chaleur, d’oxygène et de combustible (connu sous le nom de « triangle du feu »). L’incendie peut avancer rapidement, jusqu’à 23 kilomètres à l’heure selon certaines estimations.[3]Et il pourra continuer à gagner du terrain en fonction de la quantité et du type de combustible disponible, des conditions météo et de la topographie. La chaleur du brasier fait évaporer l’humidité du combustible adjacent, qui s’enflamme alors plus facilement. Le vent fournit l’oxygène aux flammes et les pousse à un rythme plus soutenu. Un gros feu créera aussi son propre vent, dont la vélocité peut être jusqu’à 10 fois supérieure à celle du vent ambiant. Les tisons seront alors propulsés haut dans les airs et iront allumer des feux dans d’autres secteurs.[4]

  1. Tous les feux sont-ils aussi graves que ceux que l’on voit aux nouvelles?

Non. Il existe essentiellement trois types d’incendie de forêt. Le type que nous voyons le plus souvent dans les reportages est appelé feu de cimes parce qu’il a lieu à la cime des arbres. C’est le plus dangereux. Dans le feu de surface, ce sont des feuilles, des branches et des aiguilles de pin séchées qui brûlent à la surface du sol. On tend à maîtriser et à éteindre ce type de feu plus facilement. Le troisième type, le feu de terre, chemine en profondeur, où se trouvent d’importantes accumulations de végétaux morts devenus suffisamment secs pour brûler. Ce feu souterrain couve d’habitude pendant longtemps.

Voyez depuis le sol un gros feu de cimes gagner du terrain.

  1. Quel rôle joue le feu dans l’écologie de la forêt?

En un mot, il assure la diversité. En particulier dans la forêt boréale, qui est soit composée purement de feuillus, d’un mélange de résineux et de feuillus ou purement de résineux. La décomposition n’étant pas aussi rapide dans le climat tempéré frais de la forêt boréale que dans les climats plus chauds et humides, le feu s’avère un moyen naturel de transformer les branches, troncs et feuilles sur le sol en cendres riches en minéraux. Les nutriments sont ainsi libérés et recyclés.

En outre, les éclaircies créées par le feu permettent aux rayons du soleil de pénétrer dans la forêt et de stimuler la croissance des espèces pionnières comme le tremble, le bouleau blanc, le pin gris et le pin lodgepole. S’il n’y a pas de feu dans cette même forêt pendant les cent ans qui suivent, l’épinette noire s’épanouira dans l’ombre qu’apportent ces espèces pionnières.

Et comme les oiseaux transportent des graines dans de nouveaux secteurs, il s’y développe toute une variété d’espèces végétales qui poussent à différents rythmes. En réaménageant la végétation, le feu favorise la formation d’écosystèmes diversifiés abritant des populations d’insectes, d’oiseaux et de mammifères.

  1. Dans quels cas laisse-t-on le feu brûler?

Généralement, on laisse brûler le feu s’il ne pose pas de risque à la vie humaine ou aux biens. Pendant la majeure partie du XXe siècle, les feux de forêt étaient considérés comme une force destructrice qu’il fallait supprimer. On y parvenait d’ordinaire. Mais on a plus tard compris que le feu, tout comme le vent et l’eau, n’est qu’un des éléments de l’écosystème. Aujourd’hui, les stratégies en matière de feux de forêt prévoient l’extinction de certains feux ainsi que l’allumage volontaire de certains autres, que l’on appelle « brûlages dirigés » et qui visent à éliminer des sources de combustible potentielles.

Apprenez comment des équipes aériennes effectuent des brûlages dirigés en Ontario.

Les organismes responsables de l’extinction des feux dans un secteur ont des outils à leur disposition, afin d’évaluer le risque pour la vie humaine et les biens. Comme l’explique RNCan, les secteurs protégés en priorité sont les zones résidentielles, les forêts commerciales de grande valeur et les sites récréatifs. Les secteurs à faible priorité sont habituellement les parcs sauvages et les forêts éloignées à valeur économique limitée – quoique la protection d’habitats rares, des zones importantes sur le plan culturel et d’autres valeurs semblables influencent la décision d’intervenir.[5]

 


 

[1] http://www.cbc.ca/news/canada/thunder-bay/forest-fire-season-quiet-in-ontario-compared-to-average-1.3227997

[2] http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13146

[3] http://science.howstuffworks.com/nature/natural-disasters/wildfire.htm

[4] http://science.howstuffworks.com/nature/natural-disasters/wildfire2.htm

[5] http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13158

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Le taux de déboisement au Canada est parmi les plus bas du monde et il diminue depuis plus de 20 ans.

Le déboisement – soit le défrichement permanent de forêts aux fins de diverses utilisations non forestières des terres – touche annuellement moins de 0,02 % des forêts canadiennes.

Le Canada prend le déboisement au sérieux et suit de près les changements qui se produisent dans les forêts, car celles-ci aident à maintenir la diversité biologique, à assainir l’air, le sol et l’eau, et à stocker le carbone.

Ce graphique, tiré du rapport du gouvernement fédéral intitulé État des forêts au Canada, montre que l’industrie forestière n’est responsable que d’une très faible partie du déboisement.

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Au Canada, comme l’exigent les lois et les règlements provinciaux, Résolu élabore des plans d’aménagement forestier couvrant un horizon de 20 ou 25 ans, lesquels sont révisés tous les cinq ans en collaboration avec le gouvernement et d’autres parties prenantes. La participation du public est un volet fondamental du processus de planification et elle est nécessaire à l’élaboration de stratégies d’aménagement forestier axées sur la collaboration, qui garantissent que les besoins sociaux sont satisfaits et que les valeurs sont protégées.

Voyons de plus près comment Résolu planifie son exploitation forestière.

Avant tout, nous élaborons des plans détaillés qui décrivent les endroits où aura lieu la récolte. Au Canada, nous exploitons les terres publiques, et la récolte n’est autorisée que sur une petite superficie de la forêt boréale. Cette dernière compte parmi les forêts les mieux gérées du monde, et nous veillons à nous conformer à tous les règlements stricts qui la régissent.

Il s’agit de :

  • Choisir le secteur approprié : En nous basant sur des centaines de cartes, des relevés fauniques exhaustifs et des données couvrant des décennies, nous bloquons les secteurs où la récolte pourrait être en conflit avec les activités traditionnelles des Premières Nations et nous tenons compte de l’incidence sur les habitats fauniques ainsi que des particularités topographiques du secteur (la proximité d’une rivière, par exemple).
  • Reproduire les processus naturels : Nous imitons les perturbations naturelles pour optimiser la régénération forestière.
  • Récolter exclusivement certaines essences : Dans la forêt boréale, nous récoltons principalement des résineux comme l’épinette noire, l’épinette blanche, le pin gris et le sapin baumier. Nous récoltons aussi certaines essences de feuillus telles que le bouleau blanc et le peuplier. Pour toutes ces essences, peu de mesures sont exigées, sinon aucune, pour assurer une régénération abondante et rapide. Le pin gris fait exception : une température élevée est requise (comme celle générée par un incendie de forêt) pour que ses cônes libèrent leurs graines.

Le travail de reboisement commence peu après une récolte. Pour en savoir plus sur la régénération forestière, cliquez ici.

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Résolu est un gestionnaire forestier responsable exerçant ses activités avec d’autres entreprises forestières canadiennes dans un cadre hautement réglementé.

Certification forestière

La certification forestière et le suivi de la fibre contribuent à assurer la durabilité de nos sources d’approvisionnement en fibre et d’autres aspects liés à la forêt, dont la préservation de la biodiversité et les services écosystémiques.

Voici quelques faits saillants de notre travail d’aménagement forestier responsable et d’approvisionnement en fibre ligneuse :

  • 100 % des territoires forestiers que nous aménageons sont certifiés conformes à des normes indépendantes de certification internationalement reconnues.
  • 100 % des installations de fabrication de Résolu sont dotées d’un système de suivi certifié selon au moins une des normes de CdT suivantes : la norme de la Sustainable Forestry Initiative® (SFI®), celle du Programme for the Endorsement of Forest Certification (PEFC) et celle du Forest Stewardship Council® (FSC®). Toutes ces normes exigent que 100 % de la fibre transformée respecte des normes minimales de diligence raisonnable qui visent à contrer les risques associés à l’exploitation forestière illégale et à d’autres préoccupations importantes en matière de développement durable1.
  • 93 % de l’approvisionnement en bois destiné à nos scieries et 52 % des intrants en fibre de bois vierge destinés à nos usines de pâte et de papier sont certifiés selon une norme internationalement reconnue.

Pour obtenir des précisions au sujet de la certification forestière de Résolu, cliquez ici.

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Chez Produits forestiers Résolu, nous voulons avoir une discussion ouverte et franche sur la forêt boréale canadienne et l’aménagement forestier durable. Nous serons heureux de répondre à toutes vos questions. Nous avons créé cette page pour vous permettre de poser vos questions, pour vous fournir des réponses et pour avoir cette discussion.

Vous trouverez ci-dessous une série de questions posées de manière récurrente, accompagnées des réponses correspondantes. Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, nous vous invitons à poser votre question dans le bas de la page et nous ferons de notre mieux pour y répondre sans délai.

1) Qu’est-ce que l’Entente sur la forêt boréale canadienne?

Signée en 2010, l’Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC) est la plus importante initiative de conservation au monde. Au départ, elle regroupait 21 sociétés membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) et neuf organisations environnementales qui se sont fixé comme objectif commun d’assurer la durabilité de la forêt boréale canadienne pour les prochaines générations.

Résolu a aidé à fonder l’EFBC en raison de son engagement envers l’aménagement forestier durable.

Pour en savoir plus sur l’EFBC et sur notre participation, cliquer ici.

2) Quelles mesures prenez-vous pour préserver la forêt boréale canadienne?

Produits forestiers Résolu assure l’intendance des forêts pour garantir la durabilité des ressources naturelles dont elle a la garde. L’intendance consiste à choisir avec soin l’emplacement des travaux de récolte, à adopter des méthodes qui s’inspirent de la nature et à assurer la régénération. Notre approche en matière d’intendance comporte plusieurs  volets.

Avant tout, nous élaborons des plans détaillés qui décrivent les endroits où nous réalisons nos activités d’aménagement forestier, incluant la récolte. Au Canada, nous travaillons sur des terres publiques et seulement une portion de la forêt boréale nous est accessible. La forêt boréale fait partie des forêts les mieux aménagées au monde et nous veillons à respecter tous les règlements sévères qui s’y appliquent.

Voici certaines des mesures que nous prenons :

  • Choisir le bon emplacement : Nous consultons des centaines de cartes, de vastes études sur la faune et des données échelonnées sur des dizaines d’années pour délimiter des secteurs où les activités de récolte pourraient entrer en conflit avec les activités traditionnelles des Premières Nations (les Autochtones du Canada). Nous analysons les impacts sur les habitats fauniques et tenons compte des caractéristiques topographiques de chaque secteur (par exemple, sa proxi
    mité avec un cours d’eau).
  • Utiliser des méthodes qui s’inspirent de la nature : Nous imitons les perturbations naturelles pour optimiser la régénération de la forêt.
  • Ne récolter que certains arbres : Dans la forêt boréale, Résolu travaille principalement avec des essences de résineux comme l’épinette noire, l’épinette blanche, le pin gris et le sapin baumier. Nous récoltons aussi certaines essences de feuillus comme le bouleau blanc et le peuplier. Toutes ces essences se régénèrent rapidement et abondamment  avec à peu près aucune aide. Le pin gris fait cependant exception; il lui faut des températures élevées (comme pendant un i
    ncendie de forêt) pour que ses cônes relâchent leurs graines.

Renseignez-vous davantage sur nos pratiques d’aménagement forestier.

3) Que faites-vous pour protéger le caribou?

Tout d’abord, Résolu a soutenu des propositions ayant pour but de mettre en réserve du territoire additionnel pour protéger le caribou, notamment :

  • Dans le nord-est de l’Ontario, un secteur dans lequel la Société détient 57 pour cent des droits de coupe, la Société, en collaboration avec ses partenaires de l’EFBC, soutient une proposition visant la mise en réserve d’une vaste superficie utilisée par le caribou forestier  couvrant près de  8 347 kilomètres carrés (835 000 hectares).
  • Dans le nord-ouest de l’Ontario, Résolu a proposé la mise en réserve de  2 038 kilomètres carrés (204 000 hectares) supplémentaires de forêt.
  • Au Québec, Résolu a proposé d’autres zones équivalant à 6 918 kilomètres carrés (692 000 hectares).

Par ailleurs, dans les secteurs de l’aire de répartition du caribou où l’aménagement forestier est permis, nous avons recours à de nombreuses techniques, aux meilleures pratiques et à des lignes directrices pour assurer le renouvellement de la forêt, imiter les effets des perturbations naturelles et réduire au minimum les impacts négatifs sur la faune, en mettant l’accent sur les besoins uniques du caribou. Ces techniques régissent :

  • l’emplacement des routes et la façon de les construire;
  • la distance entre les plans d’eau et les routes;
  • la distance entre les plans d’eau et les blocs où la récolte est prévue;
  • la méthodologie à employer pour la construction de ponts et deponceaux afin de réduire les perturbations au minimum.

Renseignez-vous davantage sur la façon dont Résolu protège le caribou.

Vous avez envie d’en discuter? Nous voulons recevoir vos commentaires.

Produits forestiers Résolu a créé Faits saillants sur la forêt boréale pour que tout le monde ait l’occasion de discuter de l’aménagement durable de nos ressources naturelles. Nous avons élaboré les règles qui suivent pour que le dialogue demeure ouvert, honnête et respectueux.

Règles à suivre

Soyez courtois et respectueux : Nous nous réservons le droit de supprimer les messages qui contiennent du langage offensant ou blessant et nous ne tolérerons pas les insultes personnelles.

Assurez-vous que vos faits sont exacts : Nous nous réservons le droit de corriger les déclarations inexactes ou les renseignements cités hors contexte.

Ne changez pas de sujet : Nous nous réservons le droit de supprimer les messages qui s’éloignent du sujet ou qui ne sont pas pertinents.

Ne faites pas de publicité : Nous supprimerons tous les pourriels et toutes les publicités.

Publiez vos propres idées : Nous nous réservons le droit de supprimer les messages qui enfreignent la propriété intellectuelle ou les droits d’auteur de quelqu’un d’autre.

N’imitez pas les autres : Nous nous réservons le droit de supprimer tout contenu dans lequel l’auteur tente de se faire passer pour quelqu’un d’autre, y compris, mais sans s’y limiter, les clients, les employés de Résolu ou d’autres membres de la collectivité.

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Vos demandes de renseignements et commentaires sont les bienvenus, et nous nous efforcerons d’y répondre sans tarder. 

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